Maître Puce, d’E.T.A. Hoffmann

Publié en 1822, Maître Puce allie à la magie, à la poésie et à l’humour propres aux contes d’Hoffmann des personnages atypiques et plus surréalistes que jamais. Cette étrange histoire en sept chapitres narre les aventures d’un certain Peregrinus Tyss, jeune homme timide craignant les femmes, dont s’entiche une belle inconnue. Récit initiatique, acceptation de la mort, découverte de l’amour et passage à l’âge adulte : tels sont les thèmes variés que dissimule l’apparition du prince des puces, la lentille permettant de lire dans les pensées et l’énigmatique princesse Gamaheh. Réincarnations, mondes mêlés et dupliqués à l’infini, ce récit original et rocambolesque multiplie les rebondissements et les interprétations, pour le plus grand plaisir du lecteur....

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Les Fourberies de Scapin, de Molière

Comédie populaire jouée pour la première fois en 1671, Les Fourberies de Scapin doit beaucoup à l’art de l’improvisation joyeuse de la commedia dell’arte. Tromperies et quiproquos se succèdent à un rythme haletant, sur une mise en scène que l’on pourrait agrémenter à l’infini de mille et uns détails savoureux, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Durant l’absence de son père, un fils se marie en secret avec une inconnue, tandis que son ami tombe amoureux d’une Égyptienne, qu’on menace de lui enlever s’il ne paye pas une forte somme. Alors que les pères reviennent à l’improviste, Scapin use de stratagèmes plus ingénieux les uns que les autres pour aider les amants. Les personnages de cette pièce...

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Le Bourgeois gentilhomme, de Molière

Joué pour la première fois en 1670, Le Bourgeois gentilhomme est une comédie dans la plus pure tradition moliéresque. Le bon sens des épouses, des amants et des domestiques a ici maille à partir avec la fatuité d’un père, l’hypocrisie d’un noble et la bassesse de tous ceux qui aiment l’argent, vice commun à tant de classes sociales et d’époques. Monsieur Jourdain, bourgeois de son état, décide de prendre des cours de danse, de musique, d’escrime et de philosophie, sciences qu’il estime indispensable de maîtriser pour égaler les aristocrates auxquels il voue une admiration sans borne. Cet argument est le prétexte d’une satire sociale haute en couleurs, d’une aussi brûlante et intemporelle actualité que...

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