Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, de Lemony Snicket

Trois enfants qui ont tout pour être heureux perdent dans la même journée leurs parents et leur maison dans un terrible incendie. Ainsi commence la série en treize tomes des Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, du mystérieux Lemony Snicket. Pessimiste au dernier degré, égrenant les avertissements sur les tristes événements qui attendent la fratrie, la saga a de quoi séduire. Humour, suspens, aventure, métafiction, l’auteur avait tout pour réussir : malheureusement, même les meilleurs ingrédients deviennent écœurants lorsqu’on en abuse… Quatre protagonistes animent Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire, autour desquels gravite un essaim de personnages secondaires plus ou moins réussis. Violette Baudelaire, l’aînée...

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L’Ours est un écrivain comme les autres, d’Alain Kokor

Bande dessinée inspirée du roman éponyme de William Kotzwinkle, L’Ours est un écrivain comme les autres est tombé entre mes mains grâce à l’esprit avisé du hérisson de cheminée, correctrice inspirée et dessinatrice talentueuse. L’histoire s’ouvre avec l’incendie qui emporte dans ses flammes le manuscrit tout juste achevé d’un certain Arthur Bramhall. Deux pages plus loin et quelque temps plus tard, son deuxième écrit est dérobée par un ours. C’est le début d’un récit décalé, à la croisée de la fable et de la satire, où l’impossible est tellement crédible qu’il pourrait être réel. Brusque et muet, l’ours qui voit dans le texte volé le moyen le plus sûr d’obtenir beaucoup de miel...

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Le Rayon vert, de Jules Verne

Moins connu que Le Tour du Monde en quatre-vingts jours, Le Rayon vert fut publié près de dix ans plus tard, en 1882. Réunis dans mon édition Hetzel, j’ai lu les deux romans à la suite et je fus fort divertie par cette découverte imprévue. Comédie sentimentale se déroulant sur les côtes de l’Écosse, ce récit s’ouvre sur une proposition de mariage peu prometteuse, que l’héroïne élude en la conditionnant à l’observation d’un rayon vert. Phénomène optique visible seulement sur un horizon de mer dénué de nuages, voilà nos personnages partis en quête de beaux couchers de soleil au pays des brumes… Le Rayon vert met en scène un nombre de personnages assez réduit. L’histoire s’ouvre avec deux frères, jumeaux de cœur...

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Histoires du bon Dieu, de Rainer Maria Rilke

C’est en 1900 que paraît le recueil de nouvelles des Histoires du bon Dieu. Tout commence par une rencontre impromptue entre le narrateur et sa voisine, qui se plaint des enfants trop curieux, posant d’impossibles questions sur le nombre d’étoiles dans le ciel et les mains du bon Dieu. Le narrateur raconte alors une histoire, qu’il engage sa voisine à répéter aux petits innocents. De fil en aiguille, professeur, amis et inconnus écoutent les contes drôles, tristes ou poétiques du narrateur, qui finissent immanquablement, quoique par des voies détournées, par tomber dans les oreilles des enfants. Les Histoires du bon Dieu commencent par une reprise de la Genèse racontant le conflit entre la main droite et la main gauche du divin fondateur au moment de la création...

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Maître Puce, d’E.T.A. Hoffmann

Publié en 1822, Maître Puce allie à la magie, à la poésie et à l’humour propres aux contes d’Hoffmann des personnages atypiques et plus surréalistes que jamais. Cette étrange histoire en sept chapitres narre les aventures d’un certain Peregrinus Tyss, jeune homme timide craignant les femmes, dont s’entiche une belle inconnue. Récit initiatique, acceptation de la mort, découverte de l’amour et passage à l’âge adulte : tels sont les thèmes variés que dissimule l’apparition du prince des puces, la lentille permettant de lire dans les pensées et l’énigmatique princesse Gamaheh. Réincarnations, mondes mêlés et dupliqués à l’infini, ce récit original et rocambolesque multiplie les rebondissements et les interprétations, pour le plus grand plaisir du lecteur....

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Les Fourberies de Scapin, de Molière

Comédie populaire jouée pour la première fois en 1671, Les Fourberies de Scapin doit beaucoup à l’art de l’improvisation joyeuse de la commedia dell’arte. Tromperies et quiproquos se succèdent à un rythme haletant, sur une mise en scène que l’on pourrait agrémenter à l’infini de mille et uns détails savoureux, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Durant l’absence de son père, un fils se marie en secret avec une inconnue, tandis que son ami tombe amoureux d’une Égyptienne, qu’on menace de lui enlever s’il ne paye pas une forte somme. Alors que les pères reviennent à l’improviste, Scapin use de stratagèmes plus ingénieux les uns que les autres pour aider les amants. Les personnages de cette pièce...

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Le Bourgeois gentilhomme, de Molière

Joué pour la première fois en 1670, Le Bourgeois gentilhomme est une comédie dans la plus pure tradition moliéresque. Le bon sens des épouses, des amants et des domestiques a ici maille à partir avec la fatuité d’un père, l’hypocrisie d’un noble et la bassesse de tous ceux qui aiment l’argent, vice commun à tant de classes sociales et d’époques. Monsieur Jourdain, bourgeois de son état, décide de prendre des cours de danse, de musique, d’escrime et de philosophie, sciences qu’il estime indispensable de maîtriser pour égaler les aristocrates auxquels il voue une admiration sans borne. Cet argument est le prétexte d’une satire sociale haute en couleurs, d’une aussi brûlante et intemporelle actualité que...

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