L’Obélisque noir, d’Erich Maria Remarque

Paru en 1956, L’Obélisque noir se veut une rupture dans l’écriture d’Erich Maria Remarque. Un roman qui ne soit pas l’expression d’une époque mais d’un individu. Le reflet d’une expérience, la Première Guerre Mondiale, sur un jeune adulte, Ludwig Bodmer, à la recherche d’un sens à donner à sa vie miraculeusement préservée. Loin de la mort et de l’absurdité d’À l’Ouest rien de nouveau, comment continuer à vivre au milieu d’une inflation galopante où les Allemands sont à la fois pauvres et milliardaires ? L’argent brûle les mains, la réflexion brûle la vie. Avec philosophie et cynisme, Remarque nous plonge dans une tranche de vie initiatique, largement autobiographique. Raconté à la première personne, L’Obélisque noir se déroule sur une année, 1923. Devenu...

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L’épopée de Sem – Le rite, de Yann Rambaud

Reçu lors de la rentrée littéraire des éditions Auzou organisée avec Babelio, L’épopée de Sem – Le rite est le premier tome d’une série qui doit en compter deux. Il relate le passage à l’âge adulte de Sem, jeune homme âgé de quinze ans, et les événements qui s’ensuivent, au sein d’une communauté tribale vivant à l’abri d’un grand arbre. Point de lieu ni d’époque pour situer ce roman aux accents amérindiens, même si quelques indices apparaissent au fil des pages. Histoire d’aventure autant que d’amour, le récit de Yann Rambaud est aussi un immense trompe-l’œil que j’ai pris un grand plaisir à démêler. La narration omnisciente rapporte tour à tour les points de vue de Sem et de son amie...

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Éveil, de Taiyô Matsumoto

Court manga reçu grâce à Babelio et aux éditions Kana, j’attendais d’Éveil une aventure poétique et mystérieuse dans un monde réinventé, opposant les danseurs invocateurs d’esprits aux sculpteurs qui fabriquent les masques permettant de communiquer avec ces entités maîtresses du climat, de la vie et de la mort. Malheureusement, cette histoire qui se lit en quinze minutes n’en est pas vraiment une. Induite en erreur par un résumé proposant plus de péripéties que n’en contient tout le texte de Taiyô Matsumoto, je me suis ennuyée au fil des saisons qui structurent ce récit en noir et blanc, linéaire et abstrait, où les personnages parlent peu pour dire presque rien. Le dessin d’Éveil ne manque pas d’originalité. Contrasté,...

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