Chroniques martiennes, de Ray Bradbury

Publiées en 1950, les nouvelles qui composent les Chroniques martiennes n’ont pas pris une ride. Tour à tour cocasses et mélancoliques, satiriques et fantaisistes, les rencontres entre Martiens et Terriens pourraient continuer indéfiniment. À travers ces aventures se dessine l’histoire de la conquête de Mars, de l’arrivée inaperçue des premiers Terriens aux hallucinations télépathiques des Martiens, en passant par tous les délires puritains, américains et technologiques imaginables. Ouvrir un fast-food en plein désert martien, explorer les ruines des extra-terrestres disparus, reconstituer à l’identique les crimes d’Edgar Poe… Préparez-vous à être surpris ! Imprévisible, tel est le maître mot de l’œuvre de Ray Bradbury....

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Fragments sauvés des ruines de mon esprit, de Philip José Farmer

Cette longue nouvelle de Farmer, parfait et angoissant exemple de mise en abyme, pose des questions terrifiantes sur la base d’une histoire incroyablement simple. La Terre est confrontée à l’arrivée d’une mystérieuse Sphère dans l’espace. On ignore si elle est peuplée d’extra-terrestres hostiles : toujours est-il que, suite à son apparition, tous les êtres humains de la planète s’éveillent en ayant oublié les trois jours qui précèdent le 1er juin 1980. Le 2 juin ils ont oublié la veille ainsi que trois jours de plus en remontant le temps, et ainsi de suite jusqu’à ce que 32 ans d’existence soient effacés… Fragments sauvés des ruines de mon esprit donne à lire les enregistrements audio de Mark, Américain moyen....

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Génocides, de Thomas Disch

Comme son titre le laisse présager, ce roman des plus pessimistes imagine un avenir hostile à l’homme. Des plantes étranges envahissent notre planète, et font en quelques années disparaître toute autre forme de vie : les civilisations s’effondrent, et nous suivons un groupe contraint de se cacher sous terre pour survivre. Terrifiant huis-clos d’anticipation, Génocides rassemble des personnages banals, que les circonstances amènent à repousser leurs limites. C’est ainsi que certains tombent dans la pire caricature, tandis que d’autres s’élèvent en héros imprévus. Jusqu’à ce que tous se retrouvent confrontés à la même insupportable vérité, et tombent enfin les masques. J’ai aimé Génocides, car c’est une grande et puissante leçon de relativisation. On peut y voir...

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