Jane Eyre, de Charlotte Brontë

Roman gothique, histoire d’amour, récit d’apprentissage, Jane Eyre réunit dès 1847 tous les ingrédients d’un best-seller. Cette autobiographie fictive, relatant les aventures d’une orpheline maltraitée par sa tante, nous fait voyager de la maison bourgeoise qui a vu grandir l’héroïne jusqu’au manoir de Thornfield, en passant par l’école pour les pauvres de Lowood et le village paysan de Merton. Autant de lieux, d’anecdotes et d’ambiances inspirés par les expériences de Charlotte Brontë, fille de pasteur, gouvernante et femme de lettres : sa plume mêlant poésie, romantisme et réalisme happe dès les premières lignes le lecteur dans un autre monde. Fillette sans grande beauté, clairvoyante et déterminée, Jane...

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Le Rayon vert, de Jules Verne

Moins connu que Le Tour du Monde en quatre-vingts jours, Le Rayon vert fut publié près de dix ans plus tard, en 1882. Réunis dans mon édition Hetzel, j’ai lu les deux romans à la suite et je fus fort divertie par cette découverte imprévue. Comédie sentimentale se déroulant sur les côtes de l’Écosse, ce récit s’ouvre sur une proposition de mariage peu prometteuse, que l’héroïne élude en la conditionnant à l’observation d’un rayon vert. Phénomène optique visible seulement sur un horizon de mer dénué de nuages, voilà nos personnages partis en quête de beaux couchers de soleil au pays des brumes… Le Rayon vert met en scène un nombre de personnages assez réduit. L’histoire s’ouvre avec deux frères, jumeaux de cœur...

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Les Souffrances du jeune Werther, de Goethe

Roman épistolaire paru en 1774, Les Souffrances du jeune Werther est à la fois une histoire d’amour passionnée et une tragédie romantique. Livre emblématique précurseur des grands mouvements littéraires et artistiques du XIXème siècle, inspiré de faits réels, le récit de Goethe présente, à la manière d’Orgueil et Préjugés, de nombreux traits que l’imitation finira par convertir en clichés : sensibilité exacerbée à la nature, inclination pour la beauté mélancolique des nuits de pleine lune, goût marqué des épopées et des élégies de l’Antiquité, amour impossible envers une figure féminine vertueuse et idéalisée. Comme le suggère son titre, Les Souffrances du jeune Werther est centré autour d’un unique protagoniste : Werther. Jeune...

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Princesse Brambilla, d’E.T.A. Hoffmann

Paru en 1820, Princesse Brambilla retrace les aventures du comédien Giglio Fava et de la couturière Giacinta Soardi, dans la Rome du XVIIIème siècle, en pleine période de carnaval. Victimes d’un étrange enchantement, ces deux fiancés s’entichent de personnages imaginaires et confondent rêve et réalité dans un tourbillon d’événements dont même le lecteur ne parvient pas à se dépêtrer. À travers ce conte, magie, mystère et humour s’unissent une nouvelle fois sous la plume d’Hoffmann pour tisser un éloge de la poésie, de l’amour et de la beauté de la nature, dans une ambiance toute romantique. Comme dans Le vase d’or, Princesse Brambilla multiplie miroirs, reflets et illusions. Amoureux de la princesse dont il a rêvé, Giglio...

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Le vase d’or, d’E.T.A. Hoffmann

Un jeune homme, le jour de l’Ascension, percute malencontreusement une vieille femme, qui l’accable de reproches étranges sonnant comme une malédiction. Ce qui dans la vie courante serait une anecdote amusante devient sous la plume d’Hoffmann un récit à la croisée du conte merveilleux, de la quête initiatique et de l’histoire d’amour. Magie et métamorphoses, quête poétique de l’idéal, combat de l’amour et du doute, Le vase d’or allie à ces qualités une ironie teintée de tendresse. Après avoir renversé le panier de la vieille, l’étudiant Anselme s’approche en effet d’un sureau à l’écart de la ville, où il entend chanter des couleuvres d’or aux yeux bleus… Illusion ou réalité ?...

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La Confusion des sentiments, de Stefan Zweig

Paru en 1927, dans le même recueil que Vingt-quatre heures de la vie d’une femme et Destruction d’un cœur, La Confusion des sentiments est sans conteste mon roman préféré de Stefan Zweig. Comme souvent, l’histoire semble peu prometteuse : nous suivons cette fois un universitaire qui, à l’occasion de son soixantième anniversaire, se souvient de sa jeunesse et relate l’événement qui l’a décidé à embrasser cette carrière. De sa vie dissolue à Berlin à sa rencontre avec un professeur de philologie passionné par Shakespeare dans une petite ville de province, ce court roman est d’une rare puissance émotionnelle. De sa plume précise et poétique, Zweig ressuscite avec génie les tourments de la jeunesse et de la passion. La...

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Destruction d’un coeur, de Stefan Zweig

Il faut croire que Stefan Zweig n’a écrit que de bonnes histoires. Paru en 1927, Destruction d’un cœur ne fait pas exception à la règle. On y retrouve la passion à double tranchant coutumière de Zweig, cette déchirure émotionnelle qu’il transcende, intériorise, psychologise pour en faire un récit qui touche chaque lecteur au plus profond de lui-même. Ici, on se glisse dans la peau d’un vieil homme qui, durant un séjour dans un hôtel au Sud de la France, surprend sa fille, au milieu de la nuit, alors qu’elle sort de la chambre d’un inconnu. C’est le début pour lui d’une longue et solitaire descente aux enfers, qui lui coûtera ce qu’il a de plus cher. Les personnages, peu nombreux, se résument à ce Salomonsohn...

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