La Belle au bois dormant, de Charles Perrault

Parue en 1696, nous connaissons tous l’histoire de la princesse endormie que le baiser d’un prince éveilla au bout de cent ans. Mais beaucoup ignorent que Perrault, à l’inverse de Grimm, poursuit l’histoire plus avant. Des amours du prince et de la belle naissent deux enfants, Aurore et Jour, qui manquent de peu de se faire dévorer par leur grand-mère paternelle au sang d’ogresse ; la mère du prince aurait même mangé sa bru si l’entrée impromptue de son fils ne l’avait poussée à un heureux suicide. La morale que propose Perrault est étrange : il loue la patience féminine tout en reconnaissant qu’une trop longue attente avant le mariage est pénible aux amoureux. Poétique, drôle, mystérieux, que penser de La Belle au...

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Le faucheur, de Terry Pratchett

Paru en 1991, ce tome 11 des Annales du Disque-Monde est le premier que je lis de cette série qui compte dans les 41 volumes. Déjanté, atypique, rythmé, loufoque, magique, les adjectifs ne manquent pas pour décrire ce roman où la Mort tient le rôle principal. Débouté de ses fonctions par les grandes entités de cet univers, il (car chez Terry Pratchett, la Mort est « un mâle nécessaire ») décide de vivre sa vie en fauchant les blés avec les paysans d’une contrée lointaine. Pendant ce temps, plus personne ne meurt sur le Disque-Monde qui souffre d’un trop-plein de force vitale… Si la Mort est l’un des personnages principaux de ce récit, il laisse régulièrement la place à Vindelle Pounze, mage âgé de 130 ans qui est censé mourir au début de...

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La Reine des Neiges, de Hans Christian Andersen

Paru en 1844, La Reine des Neiges se divise en sept histoires. La première relate comment le miroir maléfique fabriqué par le diable a éclaté en milliards de morceaux qui se sont répandus sur la terre. Les autres récits narrent les aventures de Gerda, qui parcourt par le vaste monde pour retrouver son ami Kay, enlevé par la Reine des Neiges alors que des fragments de miroir s’étaient logés dans son œil et dans son cœur. De l’éternel été du jardin de la magicienne à l’humble chaumière de la Finnoise en passant par le palais royal et le repaire des brigands, ce conte très poétique a également une grande portée philosophique. Si Gerda représente l’innocence, l’affection et la pureté traditionnellement associées à l’enfance, la...

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