Souviens-toi des monstres, de Jean-Luc A. d’Asciano

Premier roman de Jean-Luc A. d’Asciano, Souviens-toi des monstres conte l’histoire de Gabriel et Raphaël, frères siamois nés sur une île non loin des côtes italiennes. En plus de leurs trois jambes et d’une partie de leur corps, ils partagent le don de modeler la réalité à leur guise lorsqu’ils chantent. Aventure, magie et voyage, ce roman acquis lors de Livre Paris 2019 promettait d’être une bonne lecture. Il m’offrait en outre l’occasion de découvrir la maison d’édition « Aux Forges de Vulcain », dont la ligne éditoriale à la croisée de la philosophie et de la littérature, dépassant la barrière entre les genres, avait tout pour me plaire. L’écriture maniérée, l’histoire sans envergure et les...

Lire la suite

Casse-Noisette et le Roi des souris, d’E.T.A. Hoffmann

Paru en 1816, adapté plutôt que véritablement traduit par Alexandre Dumas, repris par Tchaïkovski dans son ballet éponyme, Casse-Noisette et le Roi des souris est l’un des contes les plus connus d’Hoffmann. Grande passionnée du ballet, j’étais ravie de lire l’histoire originale et je n’ai pas été déçue ! Féerie, aventure et humour sont au rendez-vous dans ce conte où les jouets s’animent le soir de Noël, sous les yeux ébahis d’une petite spectatrice de sept ans, Marie Stahlbaum. C’est le début d’un conte plein de magie, à la croisée du rêve et de la réalité, dont Marie ne ressortira pas indemne : le casse-noisette qu’elle affectionne, aux yeux si expressifs en dépit de son absurde laideur, doit en effet...

Lire la suite

Le vase d’or, d’E.T.A. Hoffmann

Un jeune homme, le jour de l’Ascension, percute malencontreusement une vieille femme, qui l’accable de reproches étranges sonnant comme une malédiction. Ce qui dans la vie courante serait une anecdote amusante devient sous la plume d’Hoffmann un récit à la croisée du conte merveilleux, de la quête initiatique et de l’histoire d’amour. Magie et métamorphoses, quête poétique de l’idéal, combat de l’amour et du doute, Le vase d’or allie à ces qualités une ironie teintée de tendresse. Après avoir renversé le panier de la vieille, l’étudiant Anselme s’approche en effet d’un sureau à l’écart de la ville, où il entend chanter des couleuvres d’or aux yeux bleus… Illusion ou réalité ?...

Lire la suite