Momo, de Michael Ende

L’élégance, sans doute est-ce le mot qui définit le mieux les romans de Michael Ende. Après L’Histoire sans Fin, brillante aventure d’une grande poésie sur l’importance de la lecture et de la fantaisie, j’étais très impatiente de lire cet autre roman de cet écrivain qui est devenu l’un de mes auteurs favoris. Momo raconte l’histoire d’une petite fille orpheline, dont la particularité est de savoir écouter comme personne. Un don qui semble anodin, mais s’avérera d’une grande utilité face aux inquiétants Hommes en gris, dont le costume passe-partout dissimule un terrible secret… Aventure, poésie, métaphore, préparez-vous à découvrir Momo, ou l’étrange histoire des voleurs de temps et de...

Lire la suite

Les deux soeurs jalouses, de Schéhérazade (Antoine Galland)

Ce conte est le dernier des Mille et une nuits dans l’édition d’Antoine Galland publiée en 1881. Plus méconnu que d’autres, il n’en reste pas moins l’un de mes préférés. Comme son titre ne l’indique pas, Les deux sœurs jalouses narre les aventures des enfants d’une cadette malheureuse. Devenue épouse du sultan de Perse par un heureux souhait, cette jeune fille se retrouve victime de la jalousie de ses sœurs, qui enlèvent ses enfants à leur naissance, et prétendent au sultan que sa femme a mis au monde un chiot, un chaton et un bout de bois. Le mari crédule emprisonne et humilie publiquement sa reine pendant plusieurs années, alors que les enfants grandissent en secret chez l’intendant des jardins… Leurs ennuis...

Lire la suite

Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll

Après la publication de Vivre, le temps de la gloire et du doute s’achève ! Je reprends en ce début d’octobre 2018 mes chroniques hebdomadaires, en commençant par les deux chefs d’œuvre de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir, que je viens d’achever. Respectivement écrits en 1865 et en 1871, très souvent mélangés dans les adaptations cinématographiques, les deux romans du professeur de mathématiques et diacre, connu à l’époque victorienne sous le nom de Charles Lutwidge Dodgson, m’ont longtemps paru abscons. Cette deuxième lecture me les a fait redécouvrir, grâce aux notes on ne peut plus exhaustives et amusantes de Martin Gardner. Nonobstant la langue anglaise, qui reste relativement...

Lire la suite