Harry Potter, de J.K. Rowling

Harry Potter est ma saga préférée : je l’ai lu plus de dix fois dans cinq langues différentes, et je ne m’en lasse pas.

C’est à la fois un conte, un roman d’apprentissage et un roman policier.

Un conte : J.K. Rowling a su réinventer et moderniser le cliché du sorcier à la baguette magique. Cette magie qui nous fait rire et nous fascine se réapproprie le quotidien, de l’école au camping en passant par les aiguilles à tricoter. Dragons, sphinx, sirènes, un sorcier maléfique, que demander de plus pour se lancer dans l’aventure ?
Conte également, car la morale n’est pas absente de l’histoire.
« Ce sont nos choix, Harry, qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes. »
« Malgré toutes les tentations que tu as endurées, malgré toutes tes souffrances, tu as gardé un cœur pur […] Tu es protégé par ta capacité à aimer. »
« Si tu veux savoir ce que vaut un homme, regarde donc comment il traite ses inférieurs, pas ses égaux. »
Autant de citations qui parlent d’elles-mêmes, et qui trouvent de nombreuses répercussions dans la vie de tous les jours.

Roman policier : chaque livre est une enquête qui trouve sa résolution, comme autant d’étapes dans le déroulement de la série. A la manière d’une tragédie grecque, tous les mystères sont dénoués les uns après les autres, et rien ne reste en suspens une fois la dernière page tournée. Le tout est d’une logique irréprochable, et l’on pardonnera facilement à l’auteur les petites incohérences, qui ne remettent pas en question les lois de l’univers qu’elle a créé. (Il ne devrait pas y avoir d’erreur judiciaire dans un monde où le Veritaserum existe…)

Roman d’apprentissage : Harry grandit, et je salue ici la plume de J.K. Rowling, qui a su faire glisser ses personnages d’année en année sans à-coups. Écrire du point de vue d’un enfant est difficile : nuancer l’évolution vers l’âge adulte en sept tomes répartis sur sept ans est remarquable. Le style est à l’image de l’histoire : il se complexifie de tome en tome, de même que la psychologie des personnages.
Roman d’apprentissage car, au-delà de la magie, Harry apprend la valeur de l’amour. Cela peut paraître niais, mais c’est la leçon la plus importante des sept livres : l’amour donne envie de vivre, et permet d’être heureux. Pour autant, le mal, et le malheur, ne se réduisent pas au manque d’amour, car le véritable nom de Voldemort, Riddle, signifie énigme en anglais (magnifiquement rendu par Jean-François Ménard en Jedusor). Le mal est donc une énigme, et l’amour, la clé du bonheur. Une conclusion aussi belle ne méritait-elle pas d’être atteinte en sept tomes ?

« Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n’est pas réel ? »

Et vous, qu’en pensez-vous ? Harry Potter est-il aussi votre livre préféré ? N’hésitez pas à donner votre avis 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 × 2 =

Par ici, lecteur !

Cet article vous a plu ? Parlez-en autour de vous !