Phèdre, de Racine

Parue en 1677, je me souviens de Phèdre pour l’avoir étudié en khâgne puis en licence de lettres modernes. Cette pièce de théâtre reprise de la mythologie grecque raconte l’histoire de la sœur d’Ariane et deuxième femme de Thésée. Alors que son époux vainqueur du minotaure est parti aux Enfers sauver l’un de ses amis, Phèdre tombe amoureuse du fils qu’il a eu d’une première union avec la reine des amazones. Tragédie éternelle que celle de l’amour sans retour, auréolé du scandale de l’inceste par alliance : rongée par la honte, dévorée par l’amour, Phèdre revit sous la plume de Racine les événements qui l’ont conduite à sa perte. Comme dans beaucoup de tragédies du Grand Siècle, la plupart des personnages de Phèdre se semblent se réduire à des archétypes. Il y a...

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La Reine des Neiges, de Hans Christian Andersen

Paru en 1844, La Reine des Neiges se divise en sept histoires. La première relate comment le miroir maléfique fabriqué par le diable a éclaté en milliards de morceaux qui se sont répandus sur la terre. Les autres récits narrent les aventures de Gerda, qui parcourt par le vaste monde pour retrouver son ami Kay, enlevé par la Reine des Neiges alors que des fragments de miroir s’étaient logés dans son œil et dans son cœur. De l’éternel été du jardin de la magicienne à l’humble chaumière de la Finnoise en passant par le palais royal et le repaire des brigands, ce conte très poétique a également une grande portée philosophique. Si Gerda représente l’innocence, l’affection et la pureté traditionnellement associées à l’enfance, la...

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La Petite Sirène, de Hans Christian Andersen

Un palais sous-marin empli de sable fin, de perles et de fleurs merveilleuses. Des sirènes à la longue chevelure et aux voix enchanteresses. Un amour impossible, jalonné de souffrance et de sacrifices… Si toutes les adaptations de La Petite Sirène sont fidèles à l’un de ces aspects du conte, aucune n’égale l’œuvre originale de Hans Christian Andersen. Poésie, magie et tragédie y dialoguent, tissant un texte d’une grande beauté. Avec Frankenstein, ce conte est l’une des plus belles histoires d’amour que j’aie lues : la créature et la sirène ont en commun de n’avoir pas de nom, et d’aimer sans être aimés en retour. S’il n’est sans doute pas nécessaire de résumer cette histoire que nous...

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