Le Papillon, d’Andrus Kivirähk

Depuis que j’ai lu L’Homme qui savait la langue des serpents, je suis devenue viscéralement fan d’Andrus Kivirähk. Loin des aventures déjantées qui le caractérisent, cet auteur nous livre avec Le Papillon un roman poétique et mélancolique. Entre rêve et réalité, mensonge et légende, folkore et faits réels, Le Papillon raconte l’histoire du théâtre de l’Estonia, construit en 1913 et détruit en 1944. Satire sociale, conte drolatique, on retrouve dans ce récit tous les éléments qui ont fait le succès des précédentes œuvres de Kivirähk : Le Papillon s’en démarque également par sa douceur et sa délicatesse. Loin de la violence caricaturale et des métamorphoses improbables des Groseilles de novembre, Le Papillon est d’abord une...

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Gudú, le roi oublié, d’Ana María Matute

Autant vous l’annoncer tout de suite, cet article va s’avérer long et frustrant. Long parce que je vais vous raconter par le menu Gudú, le roi oublié, frustrant parce que vous ne pourrez jamais le lire, vu que ce roman espagnol n’est pas traduit en français. Je l’ai découvert lors d’un voyage à Barcelone : il m’a été conseillé par la personne chargée de me faire passer le test de niveau dans l’école où j’allais rester deux semaines. Dernière information avant de plonger dans cette histoire formidable : Ana María Matute siège à l’Académie royale d’Espagne, elle a reçu de nombreux prix et pourrait bien finir par obtenir le Nobel. C’est donc un auteur à lire (treize de ses œuvres ont été...

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Les mots perdus, de Catulle Mendès

Ce conte de 1888 fait partie de ceux qui se lisent une fois, et se retiennent longtemps. L’intrigue est simple : une fée, courroucée pour une raison que l’histoire ne dit pas, décide de punir le pays qui l’a offensée en rayant de la mémoire de ses habitants les mots « Je vous aime ». Privés de cette phrase toute simple, cette province finit bientôt par dépérir. L’amour existe toujours mais ne peut plus se dire, et toutes les romances périclitent… Jusqu’à ce que la fée se retrouve prise à son propre piège. On retrouve dans Les mots perdus le style élégant du XIXème siècle : des phrases longues, bien construites, efficaces, poétiques et non dénuées de satire dans l’exagération des caractères. Ainsi du rire de la fée « qui...

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