Idéalis – À la lueur d’une étoile inconnue, de Christopher Paolini

Loin d’avoir été convaincue par la tétralogie fantasy de L’Héritage, j’ai lu Idéalis – À la lueur d’une étoile inconnue en me disant que Christopher Paolini s’était peut-être amélioré depuis ses débuts. J’étais curieuse de découvrir ce dont il était capable dans le domaine de la science-fiction, attirée par la superbe couverture de cette deuxième série et intriguée par l’organisme extraterrestre qui, sous la forme d’une étrange poussière noire, prend possession d’une humaine et déclenche à travers elle une guerre intersidérale. Si l’aventure est au rendez-vous dans ce récit plein de suspense, il n’est cependant pas exempt de défauts et je ressors de ma lecture plutôt mitigée.

Idéalis – À la lueur d’une étoile inconnue adopte le point de vue de l’exobiologiste Kira Navárez. Curieuse, gentille, courageuse mais somme toute assez fade, la jeune femme se lie bien malgré elle à l’Idéalis, organisme conscient capable d’adopter n’importe quelle forme et de se faire tour à tour arme ou armure. Envahie dans son intimité, traumatisée par la tournure tragique que prennent les événements, Kira se retrouve bientôt pourchassée par des aliens à travers la galaxie. Une kyrielle de personnages secondaires gravitent autour d’elle, tellement nombreux et interchangeables que je ne les détaillerai pas : tous tentent de survivre et de comprendre les origines de la guerre qui vient de se déclencher.

Exploration spatiale, apparition d’espèces qui remettent en question la notion d’humanité, poursuite de mystères aussi anciens que l’univers, Idéalis – À la lueur d’une étoile inconnue était plein de promesses. Malheureusement, l’action incessante prend le pas sur la réflexion. Les 800 pages qui composent le roman n’occupent que quelques jours et les maigres révélations qui y sont égrenées offrent une explication à la limite de l’invraisemblable au colossal conflit qui sert de trame à l’histoire. Les protagonistes déjà peu originaux ne peuvent pas se parler sans s’insulter ; quand les dialogues fleuris laissent place à la narration, des cascades de sigles sans intérêt alourdissent un style d’une grande platitude. Paolini décrit ce livre comme « une déclaration d’amour au genre » : on y retrouve en effet un certain nombre de clichés de la science-fiction, mais trop peu de nouveauté à mon goût.

Et vous, avez-vous lu Idéalis – À la lueur d’une étoile inconnue ? Je remercie Babelio et les éditions Bayard pour ce partenariat qui m’a donné l’occasion de me remettre à la science-fiction (je n’en avais pas lu depuis mes corrections de Grandir en 2016 !). Peut-être lirai-je la suite des aventures de Kira, mais pour l’heure j’ai surtout envie de me replonger dans ce genre avec des auteurs plus aguerris.

 

Couverture d'Idéalis - À la lueur d'une étoile inconnue

La couverture d’Idéalis – À la lueur d’une étoile inconnue invite à la réflexion et à l’introspection, qui sont malheureusement relativement absentes du roman.

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