Ewilan, de Pierre Bottero

Ewilan, c’est une série de trois trilogies : La Quête d’Ewilan, Les Mondes d’Ewilan, et Le Pacte des Marchombres. Neuf livres qui ont le mérite d’être français, la chance d’avoir été superbement illustrés, et la qualité principale d’un bon roman jeunesse : faire rêver vite, loin et pour longtemps. Les trois histoires se déroulent dans le même univers. Des deux premières trilogies, je retiens la somptueuse description du pont de diamant d’Al-Jeit, le personnage attachant de Salim, Camerounais issu des cités, et l’idée du Dessin : la capacité à projeter dans le réel des choses issues du monde de l’Imagination. Le Pacte des Marchombres reprend l’histoire du point de vue d’Ellana. Ce personnage,...

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Dune, de Frank Herbert

Que dire de Dune ? C’est une œuvre à la fois littéraire, philosophique, écologique et psychologique. Une écriture élaborée, de belles descriptions, et une infinité de thèmes qui s’entrecroisent et dépendent les uns des autres. J’ai adoré cette complexité, et le fait que tout ne soit pas explicité : Dune n’est qu’un épisode dans une vaste Histoire qui dépasse tous les personnages et toutes les époques. On peut le situer aussi bien dans l’avenir que dans le passé, ou dans un autre présent. L’univers de Dune est incroyablement riche et complexe : paradoxalement, ses personnages m’ont semblé relativement creux. Il y a Paul, le héros tout puissant, et prophète impuissant devant les tragédies de l’avenir. Il y a...

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L’élégance du hérisson, de Muriel Barbery

Le deuxième roman de Muriel Barbery est une pure merveille. Le style, à la fois très élégant et d’une ironie mordante, vous emporte immédiatement dans une histoire atypique. Un milieu bourgeois, suffisant et superficiel, où trois intelligences se rencontrent : Paloma, 12 ans et surdouée, Renée, 54 ans et concierge, Kakuro Ozu, japonais et fin observateur. Ce récit à double point de vue interne se dévore en quelques heures. L’élégance du hérisson pose d’emblée les questions importantes : Paloma a décidé que le monde n’était qu’un absurde « bocal à poissons », et qu’elle se suiciderait à la fin de l’année, parce que la vie ne valait pas d’être vécue au milieu de tant d’hypocrisie et de ridicule. Renée dissimule...

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