Les récits de feu Ivan Petrovitch Belkine, d’Alexandre Pouchkine

Composé de cinq nouvelles, ce recueil paru en 1831 mêle les registres pour le plus grand plaisir du lecteur. Tour à tour comiques, tragiques ou théâtrales, ces histoires jouent avec les codes du réalisme et frisent parfois le fantastique. Le style de Pouchkine, efficace et d’une grande élégance, se fait à l’envi poétique, romantique ou satirique. Entre la vengeance du Coup de pistolet, le marivaudage de La demoiselle paysanne, le triste sort du Maître de poste, l’heureuse issue du Marchand de cercueils et l’étrange rencontre de La tempête de neige, Les récits de feu Ivan Petrovitch Belkine sauront à coup sûr vous faire voyager ! Les nouvelles sont en effet très différentes les unes des autres. Le coup de pistolet m’a paru être la...

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Le grand livre des gnomes, de Terry Pratchett

Ce roman est le premier que je lis de Terry Pratchett, mais certainement pas le dernier ! Action, aventure et une bonne dose d’humour sont au rendez-vous dans cette histoire qui vous montrera le monde tel que vous ne l’avez jamais vu. Des grands magasins aux vaisseaux spatiaux en passant par les carrières de pierre et les réserves naturelles, quand on mesure dix centimètres de haut,  beaucoup de choses se trouvent relativisées… Sans compter que dix années de vie humaine équivalent à cent ans de vie gnomique. Imaginez qu’Octave Mouret soit Dieu et Au Bonheur des Dames le monde, calquez-y un fragment d’Europe médiévale et saupoudrez le tout de satire : vous obtiendrez Le grand livre des gnomes. Pour un gnome, nos secondes sont des...

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La douce empoisonneuse, d’Arto Paasilinna

Arto Paasilinna est le premier auteur finlandais que je lis. Humour, légèreté et un brin de satire composent sa Douce empoisonneuse : ce roman au style efficace, parfait pour vous aérer l’esprit après un pavé de 500 pages, se lit vite et bien. Il conte les aventures de Linnea Ravaska, veuve âgée et paisible, qui se fait chaque mois dépouiller de sa pension par son neveu et ses amis. Jusqu’à ce qu’une goutte d’eau fasse déborder le vase, éveillant en Linnea un soudain intérêt dans l’élaboration des poisons… C’est le début d’un engrenage comique qui portera les personnages vers leur fin avec l’implacabilité d’une tragédie grecque. Maniant le comique de situation sans verser dans la caricature ou l’invraisemblable, Arto Paasilinna fait rire et le fait bien. Du bain...

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