Dracula, de Bram Stoker

Qui ne connaît pas le nom du plus célèbre des vampires ? Largement utilisé dans la culture populaire, le Comte Dracula est moins souvent imité : à la lecture du roman de Bram Stoker, j’ai été plutôt surprise du traitement du sujet. Plus sombre et moins sanglant, plus haletant et moins sexuel que ce à quoi je m’attendais, tel fut pour moi Dracula. Érotique sans aucun doute (n’oublions pas qu’il a été publié en 1897) mais discret, tout en allusions efficaces. Des feux follets d’Europe centrale aux tombes d’Angleterre en passant par les asiles, les navires et les trains du XIXème siècle, les paysages se succèdent sans se ressembler, dans des descriptions à la fois terrifiantes et poétiques. Roman épistolaire, l’histoire du...

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Moby Dick, de Herman Melville

Lors d’un exercice de traduction, j’ai entendu dire d’Herman Melville que certains de ces romans étaient tellement complexes que même les anglophones ne les comprenaient pas. Ce n’est heureusement pas le cas de Moby Dick, que j’ai pu lire dans le texte sans difficulté majeure de compréhension. Je n’irai toutefois pas jusqu’à dire que c’est une œuvre facile d’accès : tortueux, mélancolique, méditatif, c’est le genre de roman qu’il faut relire plusieurs fois pour en saisir pleinement la portée. De Moby Dick, je retiens le début, hautement comique, quand Ismaël se retrouve contraint de partager son lit avec le colossal Queequeg. Je garde également le souvenir de passages très philosophiques : la...

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Blanche-Neige et ses versions

Blanche-Neige est un des contes les plus célèbres et les plus repris. Pourquoi fascine-t-il autant ? La princesse, belle et naïve, ne se démarque pas des autres héroïnes de contes de fées. Il faut donc que l’originalité de cette histoire réside ailleurs, notamment dans le personnage de la reine, belle, cruelle et sorcière : autant de caractéristiques que peu d’antagonistes féminins réunissent dans les textes de Grimm. Pourtant, cela ne suffit pas, et peut-être est-ce le mélange de ces éléments avec le comique des nains, et le réalisme de certaines situations, qui fait l’originalité du conte, et a donné lieu à autant de réinterprétations. Avant d’évoquer les reprises, rappelons la première version des frères Grimm. J’ai été frappée...

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