Homo deus, de Yuval Noah Harari

Il me reste 50 pages à lire à l’heure où j’écris ces lignes, mais je sais déjà qu’Homo deus, une brève histoire de l’avenir, est à la hauteur de Sapiens, une brève histoire de l’humanité. Yuval Noah Harari est un auteur à lire et à relire : ses livres débordent d’humour et d’intelligence. Après avoir exploré les liens qui unissent hier à aujourd’hui, Harari se lance à la conquête de demain. Les nouvelles technologies travaillent à éliminer les maladies mortelles et le vieillissement ? À nous rendre heureux et à améliorer nos capacités ? Immortalité, félicité, divinité : telles sont les promesses du présent de la Silicon Valley. Pour ne pas perdre ceux qui n’auraient pas lu Sapiens, Homo deus réexplique les...

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Le lotus et le robot, d’Arthur Koestler

J’ignorais tout d’Arthur Koestler avant de lire cet essai. Hongrois, passionné de la France, naturalisé Britannique, juif ayant échappé de peu aux nazis, la vie de ce grand intellectuel du XXème siècle pourrait être un roman à elle seule. Découvert dans le cadre de mes lectures pour Vivre, Le lotus et le robot m’a transportée bien au-delà de ce que j’imaginais. Cet essai à la croisée du récit de voyage, de l’analyse ethnologique et de la quête spirituelle se propose de comparer deux pays, l’Inde et le Japon, et d’y trouver une réponse aux angoisses de l’Occident : c’est avec cet objectif en vue que Koestler part interroger mystiques, yogis et moines zen en tout genre pendant près de six mois. Le bilan de son...

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Moby Dick, de Herman Melville

Lors d’un exercice de traduction, j’ai entendu dire d’Herman Melville que certains de ces romans étaient tellement complexes que même les anglophones ne les comprenaient pas. Ce n’est heureusement pas le cas de Moby Dick, que j’ai pu lire dans le texte sans difficulté majeure de compréhension. Je n’irai toutefois pas jusqu’à dire que c’est une œuvre facile d’accès : tortueux, mélancolique, méditatif, c’est le genre de roman qu’il faut relire plusieurs fois pour en saisir pleinement la portée. De Moby Dick, je retiens le début, hautement comique, quand Ismaël se retrouve contraint de partager son lit avec le colossal Queequeg. Je garde également le souvenir de passages très philosophiques : la...

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