Le lotus et le robot, d’Arthur Koestler

J’ignorais tout d’Arthur Koestler avant de lire cet essai. Hongrois, passionné de la France, naturalisé Britannique, juif ayant échappé de peu aux nazis, la vie de ce grand intellectuel du XXème siècle pourrait être un roman à elle seule. Découvert dans le cadre de mes lectures pour Vivre, Le lotus et le robot m’a transportée bien au-delà de ce que j’imaginais. Cet essai à la croisée du récit de voyage, de l’analyse ethnologique et de la quête spirituelle se propose de comparer deux pays, l’Inde et le Japon, et d’y trouver une réponse aux angoisses de l’Occident : c’est avec cet objectif en vue que Koestler part interroger mystiques, yogis et moines zen en tout genre pendant près de six mois. Le bilan de son...

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Le Clan des Otori, de Lian Hearn

Trilogie puis tétralogie suivie d’une préquelle, Le Clan des Otori est une série que j’ai beaucoup appréciée. Situés dans un Japon médiéval imaginaire, les romans de Lian Hearn (alias Gillian Rubinstein) mêlent deux récits à la première personne. Au point de vue de Takeo, adolescent pacifique conduit malgré lui sur la voie du guerrier, succède celui de Kaede, jeune fille élevée en otage qui ne rêve que de regagner sa liberté. Habituellement peu friande de la focalisation interne, j’ai été happée par cette saga à l’écriture fluide et poétique. Les personnages, les us et coutumes, les paysages, tout dans l’univers de Lian Hearn m’a immédiatement dépaysée. Les clans de guerriers qui se suicident à tour de bras pour ne pas perdre...

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Moby Dick, de Herman Melville

Lors d’un exercice de traduction, j’ai entendu dire d’Herman Melville que certains de ces romans étaient tellement complexes que même les anglophones ne les comprenaient pas. Ce n’est heureusement pas le cas de Moby Dick, que j’ai pu lire dans le texte sans difficulté majeure de compréhension. Je n’irai toutefois pas jusqu’à dire que c’est une œuvre facile d’accès : tortueux, mélancolique, méditatif, c’est le genre de roman qu’il faut relire plusieurs fois pour en saisir pleinement la portée. De Moby Dick, je retiens le début, hautement comique, quand Ismaël se retrouve contraint de partager son lit avec le colossal Queequeg. Je garde également le souvenir de passages très philosophiques : la...

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