L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, de Haruki Murakami

Ce roman conte l’histoire d’un personnage étrange, en quête de sa propre « couleur »; référence au nom de ses quatre amis, qui l’ont exclu de leur groupe sans explication.

Ce livre est un voyage initiatique. Au début se succèdent de longues pages sur la mort et le vide qui habitent Tsukuru : pourquoi vivre, au fond, si personne ne désire notre compagnie ? Tsukuru persiste à vouloir s’emplir de couleur, à vouloir mettre une couleur sur sa passion. Mais la passion se vit, se sent, elle ne s’analyse pas : commence une quête qui mènera ce Japonais jusqu’en Europe, et au plus profond de ce qu’il est.

Peu importe le résultat, semble pourtant vouloir dire la fin ouverte. Ce qui compte, c’est d’avoir essayé. Se connaître soi-même, connaître la vérité sur soi et sur les autres. C’est avec un style d’une grande fluidité, très imagé, que Murakami amène son lecteur à se poser ces questions existentielles. Passé et présent alternent dans la narration, les histoires s’imbriquent et s’expliquent mutuellement, comme les pièces d’un vaste puzzle, la vie.

Un voyage en soi qui est aussi un voyage vers les autres, par amour des autres et de soi, où le cheminement et l’objectif ne font qu’un.

Avez-vous déjà lu Haruki Murakami ? Que pensez-vous de ce roman par rapport à 1Q84 et Kafka sur le rivage ? Dites-le ici 🙂

 

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