Homo deus, de Yuval Noah Harari

Il me reste 50 pages à lire à l’heure où j’écris ces lignes, mais je sais déjà qu’Homo deus, une brève histoire de l’avenir, est à la hauteur de Sapiens, une brève histoire de l’humanité. Yuval Noah Harari est un auteur à lire et à relire : ses livres débordent d’humour et d’intelligence. Après avoir exploré les liens qui unissent hier à aujourd’hui, Harari se lance à la conquête de demain. Les nouvelles technologies travaillent à éliminer les maladies mortelles et le vieillissement ? À nous rendre heureux et à améliorer nos capacités ? Immortalité, félicité, divinité : telles sont les promesses du présent de la Silicon Valley.

Pour ne pas perdre ceux qui n’auraient pas lu Sapiens, Homo deus réexplique les fondamentaux de l’humanité. Vous ignorez comment l’être humain a conquis le monde ? Apprenez que c’est grâce à l’intersubjectivité, cette capacité qu’ont les hommes de croire collectivement à des entités imaginaires (des dieux aux droits de l’homme en passant par les sociétés anonymes à responsabilité limitée). Vous avez des doutes sur la croyance dominante de nos sociétés ? C’est l’humanisme, qui place l’individu au centre de toutes les préoccupations. Si vous avez lu Sapiens, n’accusez pas Homo deus de redites : ces rappels ne sont là que pour mieux rebondir sur l’avenir.

Harari le dit mieux que moi : « La modernité est un deal […] où les hommes acceptent d’abandonner le sens en échange du pouvoir. » Rassurez-vous : le sens de la vie n’est pas perdu, il s’est réfugié en chacun de nous. Le problème, c’est que le « moi » humain n’a pas une voix unique… Entre les deux hémisphères du cerveau qui se contredisent, l’impossibilité de prouver l’existence de l’âme et la difficulté de trouver une utilité à l’esprit, les paris de l’avenir sont nombreux. Les masses, réduites au rang de pions contrôlés par des algorithmes, ont tout à y perdre, et les élites, en passe de devenir des surhommes, tout à y gagner. Il faut lire Homo deus : non pour devenir la proie de théories paranoïaques (même si c’est le gagne-pain des écrivains de dystopie), mais parce qu’il est urgent de réfléchir, et que chaque geste, chaque mention « J’aime » sur Facebook, compte.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous lu l’une des œuvres de Yuval Noah Harari ? J’adore son écriture, si fluide qu’elle pourrait faire passer ses essais pour des romans, tant ils se lisent facilement. Les illustrations, les titres de chapitre, rien ne manque pour happer votre attention ! 😉

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