La Petite Princesse, de Frances Hodgson Burnett

Aujourd’hui, j’ai envie de vous faire (re)découvrir une histoire pleine de beauté et d’optimisme. On le considère habituellement comme un roman, voire un grand classique, mais il est si extraordinaire que La Petite Princesse mérite tout autant sa place dans la catégorie des contes. Digne héritière de Perrault et de Grimm, Frances Hodgson Burnett mêle habilement dans son récit le merveilleux , le tragique et le magique.

D’une richesse faramineuse en Inde, perdue puis retrouvée, en passant par la mort de son père et la maltraitance subie à l’institut de Miss Minchin, la vie de Sara Crewe ressemble à un mélange de La Belle au bois dormant et de CendrillonSa personnalité semble trop parfaite pour être humaine : non contente d’être belle et intelligente, Sara est la gentillesse incarnée, et semble bel et bien avoir été bénie par les fées. Petite princesse fascinante, qui aurait peut-être pu pécher par excès d’orgueil sans les épreuves que lui réservait l’adversité. Mais, devenue pauvre et misérable, Sara se relève, et décide de rester Princesse, dans le sens le plus noble que puisse avoir ce mot : une Princesse ne se plaint pas, une Princesse doit avoir le cœur bon, et ne jamais perdre espoir, même quand le désespoir et la solitude lui tordent le cœur.

Au-delà de l’écriture fluide, pleine d’humour et de finesse, ce que j’adore dans La Petite Princesse, c’est la leçon de vie que cache l’apparente naïveté du conte. Sara est véritablement malheureuse, mais elle résiste, à force d’imagination et d’intelligence, à la cruauté de Miss Minchin. Chaque jour est un calvaire, chaque seconde une humiliation, et elle ne cesse jamais de se battre. Peu sont ceux qui, dans la vraie vie, seraient récompensés comme elle ; mais chaque fois que je la lis, cette histoire me met du baume au cœur. Parce que dans la vraie vie aussi, à force d’imagination, d’intelligence et de bonté, on forge un monde meilleur : cela s’appelle le courage.

Et vous, avez-vous lu La Petite Princesse ? Qu’en pensez-vous ? Frances Hodgson Burnett a écrit de nombreux romans : je les ai tous dévorés. Elle fait partie des rares auteurs que je lis simplement parce que leur nom est sur la couverture… Et je recherche désespérément la collection de ses œuvres complètes ! 😉

2 Commentaires

  1. Courtois
    23 Mai 2020

    Merci pour ces pages sur quelques « classiques » (Jane Eyre, etc)
    J’apprécie également Frances Hodgson Burnett (Le Jardin secret, Le petit Lord Fauntleroy, La Petite Princesse).
    Quels autres livres a-t-elle écrit pour la jeunesse, en français traduits ?

    • Pauline Deysson
      24 Mai 2020

      Merci, je suis heureuse que mes articles vous plaisent. Je ne connais pas les autres livres de Frances Hodgson Burnett pour la jeunesse en dehors de ces trois classiques, mais je me suis intéressée à ses romans pour adultes. J’ai lu Une si jolie sauvageonne, comédie très amusante où l’Amérique s’invite dans la campagne anglaise, et The Shuttle (que l’on pourrait traduire par La navette, mais je ne crois pas que ce roman ait été traduit). Malheureusement, très peu de ses romans ont été traduits en français et même en anglais ils sont très difficiles à trouver dès que l’on sort des sentiers battus.

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