Mourir : un tome 4 qui s’annonce difficile à écrire

C’est bel et bien officiel : Mourir, le tome 4 de La Bibliothèque est entamé et compte désormais près de 70 pages. Ce deuxième confinement sera l’occasion de continuer à écrire mon quatrième roman. Pour mémoire, le premier confinement avait donné lieu à la finalisation des corrections d’Aimer. C’est donc la première fois que je combine écriture et télétravail, et autant vous dire que j’en suis très satisfaite, puisque je gagne près d’une heure d’écriture par jour. De quoi progresser à un rythme satisfaisant pour que la publication officielle d’Aimer soit suivie d’aussi près que possible par celle de Mourir !

Je vous annonçais aussi lors de mon dernier article la date tant attendue de la parution d’Aimer et le début d’une collaboration prometteuse avec Les Éditions de la Chouette d’Or. Contexte sanitaire oblige, tout se retrouve malheureusement décalé de quelques mois. La chasse au trésor de l’Entente Cordiale démarrera ainsi officiellement en avril 2021, et mes romans devraient paraître en mai ou juin 2021. Grandir et Vivre seront réédités, et Aimer sera enfin disponible, même si j’espère pouvoir vous révéler sa couverture et son résumé bien avant. Mourir aura d’ici là bien avancé, et sera peut-être publié moins d’un an après Aimer, ce que tous les lecteurs apprécieront lorsqu’ils auront découvert la fin du troisième tome des aventures d’Émilie.

Mourir ne s’avère pas aussi facile à écrire qu’Aimer. Ce tome planifié il y a très longtemps ne cesse de se dérober à mes attentes, et je me laisse porter en espérant que le résultat sera au rendez-vous. J’ai repris mon rythme fidèle d’une page par jour, qui se monte à deux pages en ce mois de novembre 2020. Les passages que j’espérais longs se raccourcissent à vue d’œil, mais quantité d’idées imprévues s’ajoutent aussi au fil de l’écriture. Ce quatrième tome pourrait même, à l’inverse des autres, être divisé en chapitres normaux, plutôt qu’en grandes parties séparées par des espacements et des sous-chapitres numérotés. Cependant, je me connais trop pour trancher ce point tout de suite. Comme tous mes autres romans, je ne relirai pas Mourir tant que la dernière phrase n’aura pas été écrite, et je réserve la séparation en chapitres pour la fin, quand j’aurai la vue d’ensemble nécessaire à ce travail.

Écrire sans tout maîtriser à la perfection est loin d’être facile. C’est la porte ouverte aux incohérences, aux intrigues inabouties et aux surprises qui tombent dans l’aventure comme des cheveux sur la soupe. Cela permet néanmoins de se laisser aller à l’impulsion du moment, point vital pour ceux qui, comme moi, sont incapables de tout prévoir à l’avance. Les idées viennent en écrivant, et tout le talent de l’auteur est ici de les faire paraître naturelles. Mourir me pousse toutefois dans mes retranchements, car il touche à l’un des points essentiels de l’intrigue générale de La Bibliothèque, et m’oblige à le préciser après de longues années d’attente où j’ai pu éviter d’entrer dans le détail. Chaque séance d’écriture apporte son lot d’imprévus et de plaisirs, et je prie seulement pour que la relecture finale ne soit pas trop indigeste. C’est une aventure de tous les jours ! 🙂

Et vous, comment se passe votre deuxième confinement ? En profitez-vous pour lire davantage ? Où en sont vos projets littéraires ? Lorsque vous écrivez, utilisez-vous la même méthode pour chaque roman, ou certains s’avèrent-ils plus difficiles à produire que d’autres ?

 

J’aime bien comparer l’écriture aux mathématiques. En ce moment, Mourir ressemble un peu à cette courbe : irrégulier, imprévisible et multipliant les brusques changements de direction.

 

L’objectif, bien sûr, est que Mourir ressemble à ça : une belle ligne où le suspens monte avec une cohérence parfaite, pour aboutir à une fin pleine de promesses.

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