Génocides, de Thomas Disch

Comme son titre le laisse présager, ce roman des plus pessimistes imagine un avenir hostile à l’homme. Des plantes étranges envahissent notre planète, et font en quelques années disparaître toute autre forme de vie : les civilisations s’effondrent, et nous suivons un groupe contraint de se cacher sous terre pour survivre.

Terrifiant huis-clos d’anticipation, Génocides rassemble des personnages banals, que les circonstances amènent à repousser leurs limites. C’est ainsi que certains tombent dans la pire caricature, tandis que d’autres s’élèvent en héros imprévus. Jusqu’à ce que tous se retrouvent confrontés à la même insupportable vérité, et tombent enfin les masques.

J’ai aimé Génocides, car c’est une grande et puissante leçon de relativisation. On peut y voir une morale écologique : j’en retiens surtout l’analyse humaine, trop humaine, de ces personnages imparfaits aux prises avec un ennemi implacable. Un destin qu’une partie de l’humanité fait déjà subir à l’autre ; un roman dont on sort avec soulagement, car pour nous lecteurs l’espoir est encore permis.

Génocides m’a rappelé 1984 : même terreur, même machine impitoyable qui broie l’être humain sans espoir de retour. Ces deux romans ont aussi en commun de nous rappeler l’absurdité de nos vies et de nos combats. Car l’homme est souvent ennemi de son propre bonheur, et oublie trop aisément que la mort est la seule certitude de la vie.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Connaissez-vous d’autres œuvres de Thomas Disch ? Pensez-vous également que Génocides se rapproche par certains aspects de 1984 ? Je lirai avec plaisir vos commentaires 🙂

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