Frankenstein ou le Prométhée moderne, de Mary Shelley

Frankenstein est un roman aussi court qu’intense, et l’un des plus universellement mal interprétés que je connaisse. Sans avoir lu de critiques poussées sur cette œuvre, je l’ai abordée avec en tête le cliché classique du méchant zombie à abattre. Je m’attendais à une histoire qui fait peur : Mary Shelley a écrit ce texte dans le cadre d’un concours sur le sujet de la peur (concours qu’elle a d’ailleurs remporté) et toutes les références cinématographiques à Frankenstein tournent autour de la peur. Or, pour moi, le vrai sujet de ce livre est l’amour.

Vous connaissez tous le sujet : le brillant docteur Frankenstein parvient, aux termes de longues recherches, à insuffler la vie dans un corps recréé à partir de composants morts, prélevés à la morgue et dans les cimetières. Son expérience est un triomphe, et ainsi naît la créature… Qui restera sans nom jusqu’à la fin de l’histoire, et terrorise tous ceux qu’elle approche. J’ai dévoré ce roman, et je n’ai pas eu peur une seule seconde. En revanche, l’histoire était si triste qu’elle a bien failli me faire pleurer. La créature est l’être le plus malheureux du monde, et le docteur Frankenstein ressemble malgré sa science à l’homme le plus bête, qui juge sans comprendre, et agit sans réfléchir.

Le cadre, sans doute, est horrifique, mais ce roman exprime avant tout les dégâts qu’un être assoiffé d’amour peut causer quand il ne reçoit que de la haine de ceux qu’il approche. La créature et le docteur ne sont ainsi que les deux faces d’une même médaille : l’humanité. Innocente et belle, méchante et laide, injuste et peureuse, aimante et incomprise. Frankenstein est un roman beau et triste, à lire et à relire, une formidable leçon sur l’amour qui ne laissera personne indemne.

Et vous, avez-vous lu Frankenstein ? Vous a-t-il fait peur, ou vous a-t-il au contraire profondément ému ? Je lirai avec plaisir vos commentaires 🙂

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