Fahrenheit 451, de Ray Bradbury

J’ai beaucoup entendu parler de ce roman avant de le lire. Un monde où on brûle les textes, un récit dont le titre indique la température à partir de laquelle un livre se consume, autant vous dire que j’étais fort intriguée. On m’a même révélé la fin de Fahrenheit 451, mais je n’aurai pas la cruauté de vous faire subir cette manie très déplaisante de certains professeurs de Français. Finalement lu dans le cadre de mes lectures autour de Grandir, l’œuvre de Ray Bradbury ne m’a pas autant plu ni marquée que je l’escomptais. Sans doute est-ce dû à la difficulté de la langue, l’anglais m’ayant paru ici particulièrement ardu ; j’ai pourtant très bien compris ce texte où la science-fiction prend la forme d’une dystopie ayant pour principal ennemi les livres.

Guy Montag, le personnage principal de Fahrenheit 451, est pompier : son travail consiste à allumer des feux pour brûler ces textes que l’on accuse de tous les maux. Tout va pour le mieux dans le pire des mondes jusqu’à ce que Montag rencontre Clarisse, jeune fille étrange et éthérée, qui commence à lui faire voir la vie autrement en lui posant des questions inhabituelles… Des autres personnages, je ne retiens que des images très statiques. La femme de Montag dans sa pièce entourée d’écrans et le limier électronique qui détecte l’odeur des livres sont les seuls qui m’aient laissé un souvenir durable.

Si le monde dépeint par Ray Bradbury est parvenu à m’indigner, j’ai cependant été très peu touchée par ses personnages et son univers. Tout me semblait vide, lent, abstrait : nous n’avons aucune information sur ce qui a conduit à cette situation et nous n’en savons pas davantage sur la guerre qui s’annonce. Rien n’est dit du passé de Montag, Clarisse en révèle très peu sur elle ; le moment où le roman commençait à m’intéresser coïncide malheureusement avec sa fin. Fahrenheit 451 est pourtant porteur d’un message fort en faveur des livres, dénonçant les excès d’une télévision portée au rang de déesse du foyer. Peut-être ce vide est-il le cœur même du texte qui le dénonce ? Il faudrait que je le relise pour mieux redécouvrir ce roman adoré par de nombreux lecteurs…

Et vous, avez-vous lu Fahrenheit 451 ? Qu’en avez-vous pensé ? J’ai de loin préféré les Chroniques martiennes, bizarrement poétiques, décalées et plus percutantes à mon goût. Mais peut-être en savais-je trop sur le roman de Ray Bradbury avant de commencer ma lecture ! 🙂

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