Zorro, d’Isabel Allende

Je ne connais de Zorro que le film de Martin Campbell, quelques épisodes de série, et le roman d’Isabel Allende. Et quel roman ! De l’action, de l’aventure, de l’amour, et des passages qui ne sont pas dénués de poésie et de réflexion : il y en a pour tous les goûts. Zorro raconte la jeunesse de Diego de la Vega, et la naissance du personnage de Zorro. De la Californie à l’Espagne, des Indiens d’Amérique aux gitans d’Europe en passant par les pirates des Caraïbes et les soldats de Napoléon, c’est une véritable épopée qui se joue devant le lecteur.

De Zorro, on retient trois personnages : Diego, Bernardo et Isabel. Diego, fils d’un noble Espagnol et d’une impétueuse Amérindienne, jeune homme drôle et combatif, agile, malin, avec un noble cœur d’artichaut. Bernardo, frère de lait de Diego, aussi secret qu’attentionné, efficace, clairvoyant et doux. Isabel enfin, mystérieuse narratrice dont on a tôt fait de deviner l’identité, fille cadette d’un ami du père de Diego, intelligente, aussi douée pour manier les armes que la plume, amoureuse et désillusionnée. Puis il y a toute une fresque de personnages secondaires fascinants : la mère de Diego, Toypurnia, résolument libre, le pirate charmeur Jean Lafitte ou encore le maître d’armes Manuel Escalante et sa société secrète.

J’ai adoré le roman d’Isabel Allende parce qu’au-delà d’une aventure à rebondissements, c’est une quête passionnée de justice qui confronte plusieurs visions du monde. On commence par le missionnaire Mendoza, dont les idées sont en accord avec celles du catholique et aristocrate Alejandro de la Vega. Puis Diego découvre l’univers de sa mère, les totems indiens, les signes envoyés par la nature et les mystères d’une vie que la croyance ne prétend pas connaître et expliquer exhaustivement. Ce sont ensuite les marins, les gitans, la société secrète de La Justice et les pirates qui échangent avec les protagonistes en fuite dans un monde changeant. La confrontation finale leur permet de mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris, et Zorro s’achève sur une conclusion en clair-obscur. Car les personnages ont bien compris que la justice ne pouvait au mieux régner que dans la nuit et le secret : le jour et l’éclat de la gloire sont réservés à la noblesse d’apparat, à la corruption et à la médiocrité humaines.

Et vous, avez-vous lu Zorro ? Qu’en avez-vous pensé ? J’ai adoré le mélange des cultures et des opinions, et la place importante accordée aux Amérindiens. Le roman d’Isabel Allende allie une grande fraîcheur à une certaine mélancolie, et m’a agréablement surprise par sa profondeur 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

3 × un =

Par ici, lecteur !

Cet article vous a plu ? Parlez-en autour de vous !