Sous la tonnelle de juin

Juin 2017, temps de soleil et de chaleur, temps des cerises, quoi de mieux que le mois de juin pour se rendre à la tonnelle de la librairie l’Établi à Alfortville (94) ? J’excepterai le fait que la tonnelle s’est déroulée très précisément le 2 juillet 2017, sous une pluie battante, avec une température avoisinant les 13°C. Tonnelle me direz-vous, de quoi s’agit-il ? Imaginez donc une rue de village un jour de marché : les commerçants étalent leurs produits, vêtements, fruits et légumes, jouets et colifichets, sous des auvents qui les protègent de la pluie et des coups de soleil. Point d’auvent à Alfortville, on parle de tonnelle. La librairie l’Établi a la sienne, et j’y étais !

Un stand modeste, quelques gâteaux, trois ou quatre exemplaires de vendus, que demander de plus ? Les fidèles de la librairie étaient au rendez-vous. Ce fut l’occasion de belles rencontres : une professeur de français, un amateur d’histoire, un écrivain en devenir et une jeune lectrice de 14 ans, sans oublier les multiples passants dont j’ignore l’occupation. Nous avons parlé lecture, écriture, autoédition… Et nous avons bien sûr discuté de La Bibliothèque. Ce fut l’occasion d’évoquer la quête d’Émilie dans Grandir, où elle s’interroge sur les notions de bonheur et de liberté, qu’un mystérieux poème la conduit à poursuivre avec acharnement.

C’est tout naturellement que la conversation s’est poursuivie sur Vivre, dont j’ai commencé la relecture ce week-end ! Après deux ans d’écriture et un an de recopiage, le premier jet du tome 2 est enfin prêt à passer au crible des corrections. 353 pages A4 à relire, des dialogues trop présents dans la première partie du livre, une fin où l’action s’enchaîne trop vite et un nouveau tic stylistique à éliminer : la manie d’accoler deux phrases en les séparant par « et ». Les personnages y ont mis du leur pendant la rédaction et sont prêts pour la grande parade, à quelques détails près. Quant aux descriptions, la suite de la relecture déterminera si elles sont correctes. Défense de regarder mes cartes et mes schémas : je m’astreins à imaginer sans béquille les lieux que parcourt Émilie, afin de déterminer s’ils sont correctement dépeints.

Les vacances d’été n’apporteront probablement aucune nouvelle rencontre littéraire, mais pas d’inquiétude ! Au programme, un aperçu détaillé du travail de correction de Vivre, des méditations sur l’art et la manière de chapitrer un roman et quelques considérations métaphysiques sur les relations entre la fiscalité et l’autoédition. Si vous ne savez pas quoi lire pour l’été, pourquoi ne pas vous lancer dans l’aventure de Grandir ? 😉

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