La Bibliothèque rencontre Bernard Prou

Auteur auto-édité, Bernard Prou a fait imprimer Alexis Vassilkov ou la vie tumultueuse du fils de Maupassant à Bordeaux en 300 exemplaires en 2015. Il est aujourd’hui publié par Le Livre de Poche ; son deuxième roman, Délation sur ordonnance, paru en novembre 2017, a été « réservé » par les éditions Anne Carrière avant même d’être écrit. Le 5 février 2018, grâce au Club de lecture : les rencontres parisiennes, j’ai eu la chance de rencontrer cet auteur atypique, ancien professeur de physique. Du nom perdu d’Alexis Soumachedchi à l’histoire vraie d’un homme qui n’a jamais existé, j’ai écouté avec grand intérêt les anecdotes littéraires de cet auteur qui nous a fait entrer le temps d’une soirée dans les coulisses de sa réussite.

Bernard Prou, c’est d’abord une formidable aventure éditoriale. Elle commence par l’ingrat porte à porte des libraires, pour tenter de faire connaître Alexis Vassilkov, fruit de trois années et demie d’écriture dilettante. Parmi ceux qui acceptent de mettre en rayon cet auteur inconnu figure La Griffe Noire, librairie de Saint-Maur connue pour ses post-its et les avis tranchés de Gérard Collard. Il faudra attendre six mois pour que celui-ci parle du fils de Maupassant dans l’une de ses vidéos. Alors, c’est le miracle : les ventes s’envolent. À Bordeaux, Alexis s’imprime par milliers d’exemplaires : Bernard Prou en emballera près de 6000 en quatre mois (soit 200 par jour) avant d’être approché par Le Livre de Poche. Son pourcentage de départ est de 5% du prix du livre : aujourd’hui il est monté à 14%, et un troisième roman est en cours d’écriture.

Je fais partie des auteurs qui rêvent de vivre la même aventure que Bernard Prou. L’édition lui a permis de toucher un public plus large, de se voir convier au château de Miromesnil par les Amis de Maupassant et de bénéficier d’un accompagnement littéraire très enrichissant pour son deuxième roman. L’autoédition lui a donné la liberté et une plus grande force de négociation, tant sur la correction de ses livres que dans l’élaboration de son contrat. Une preuve supplémentaire qu’édition et autoédition peuvent travailler main dans la main pour servir ce merveilleux objet qu’est le livre (le château est un bonus).

J’ai adoré écouter Bernard Prou parler de ses romans. Son histoire me motive plus que jamais à corriger Vivre pour vous proposer un roman de qualité… Même si près de 200 pages doivent être intégralement restructurées. Et vous, qu’en pensez-vous ? Pourquoi cela vous intéresse-t-il de parler avec des auteurs ?

Pour en savoir plus sur le père d’Alexis Vassilkov, vous pouvez lire cet article de Ouest France ou écouter cette interview réalisée en 2016 lors du salon Saint-Maur en Poche.

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