La Bibliothèque à la conquête du salon du livre

Samedi 25 mars 2017. Le salon du livre ouvre ses portes, et je pénètre à 10h cette gigantesque halle aux livres, munie d’une entrée gratuite (merci à mon bulletin de paie de « documentaliste ») qui me permet de doubler la horde de lecteurs amassée non loin. Peu importe que je me sois fait ma première hernie discale quelques heures auparavant et que mon dos coince tous les deux pas : mes sandwiches faits maison (merci Batman), ma bouteille d’eau et ma pomme sont prêts à l’emploi dans mon sac à dos, ainsi que ma place pour aller voir Carmen avec Roberto Alagna le samedi soir.

Par où commencer ce qui s’en est suivi ? Quelques chiffres, peut-être, attrapés au hasard des rencontres et qui en disent déjà beaucoup : 70 000 livres sont publiés chaque année en France, et seuls 2 à 3 auteurs sur 8000 voient leur premier manuscrit publié par une maison d’édition (assez tétanisant). 95% des lecteurs sont intéressés avant tout par le contenu des livres (plutôt rassurant) et 15 % (si ma mémoire ne me joue pas des tours) jettent également un œil aux chroniques littéraires avant d’acheter. Les Français consultent en moyenne 150 fois leur téléphone par jour, et suivent leur fil d’actualité Facebook ou autre au moins à 14 reprises dans la journée (je dois tourner respectivement autour de 10 et 1). Enfin, Facebook est le réseau social n°1 pour faire sa promotion : ce qui me réjouit puisque c’est aussi le seul que j’utilise.

Côté conférences, j’ai écouté à toutes les portes : Café littéraire et « Faire la promotion de son livre sur Internet » de Librinova, « La promotion d’un livre auto-édité » de Book on Demand, Table ronde des auteurs à succès d’Amazon, remise du prix des Jeunes Écrivains de demain avec la région Ile de France, Master Class d’Olivier Nora, président des éditions Grasset, sur la scène professionnelle… Pour conclure en beauté avec le speed-dating de l’auto-édition d’Amazon, que je n’ai hélas pas remporté.

Qu’ai-je appris ? Que pour un meilleur référencement sur les catalogues, mieux valait choisir des mots-clés différents de ceux du résumé et du titre de mon roman. Que la couverture de Grandir était un peu floue et pouvait être améliorée. Qu’on était obligé d’investir un minimum financièrement dans l’auto-édition si l’on voulait obtenir des résultats. Qu’on pouvait mettre un QRCode sur un marque-page. Que la page Facebook de David Guetta était la plus suivie en France, et qu’au-delà de 1000 exemplaires vendus en 18 mois, Librinova devenait gratuitement votre agent littéraire et tentait de vous placer dans les maisons d’édition traditionnelles. Autant de connaissances qui, je l’espère, vous seront utiles autant qu’à moi ! Pour ma part, je songe sérieusement à quitter Amazon pour Librinova, dont l’équipe m’a paru fort sympathique, et qui a le mérite de verser à l’auteur 100% de ses revenus nets moins le prix de l’impression papier.

Combien d’exposants étaient réunis, et combien de lecteurs sont venus les voir, je l’ignore. Parmi les stands les plus remarquables, je retiendrai le Bar à Huîtres, dont le panneau trônait au centre d’une des allées principales, les vendeurs de chocolats et autres bonbons du côté des petits éditeurs, et enfin le somptueux Tediber, dont les quatre ou cinq matelas étaient idéalement disposés au milieu du salon pour permettre aux lecteurs éreintés de faire une petite sieste bien méritée. J’ai rencontré des lecteurs, des blogueurs et des auteurs : je citerai en vrac (et non exhaustivement) Carole Martinez (Le cœur cousu, Du Domaine des Murmures) et Mohammed Aissaoui, avec qui j’ai pu échanger quelques mots, Amanda Castello (dont je chroniquerai très bientôt l’un des livres), l’une des blogueuses de Girls love Book and Romance, Hélène du blog Passion Cultur’All (et sa sœur) dont j’attends impatiemment la chronique de Grandir. De loin, j’ai vu Bernard Werber, Amélie Nothomb, Michel Onfray, Gaël Faye et une obscure personnalité politique trop noyée dans la foule pour en percevoir autre chose qu’une lointaine touffe de cheveux.

Quant aux lecteurs, j’ignore leurs noms, mais je dois leur avoir distribué dans les 150-200 marque-pages sur les deux jours que dura ma visite. Je me suis adressée principalement à ceux qui attendaient de voir Bernard Werber, Christelle Dabos et Victor Dixen, et tous ont été aussi charmants que souriant, voire très enthousiastes à l’idée de découvrir La Bibliothèque. J’espère les avoir convaincus de me lire, et les retrouver bientôt sur les réseaux sociaux ! J’ai même dédicacé un marque-pages à une collectionneuse de dédicaces, et pris une photo avec le booktubeur Cédric Armen.

Cet article est un peu long, mais j’ai plusieurs bonnes raisons qui le justifient. Je n’ai pas écrit de chronique le week-end dernier (puisque j’étais au salon du livre) et je n’en écrirai pas non plus le week-end prochain (puisque je vais à un enterrement de vie de jeune fille, et ce n’est pas un poisson d’avril). Mais je serai de retour avec un nouvel article très bientôt ! D’ici là, je vous invite à aller regarder les trois dernières chroniques parues sur Grandir : deux avis magnifiques et très fouillés de La Livrothèque et À la recherche de nouveaux mondes, et la critique hélas moins enthousiaste, mais constructive, du Fildediane.

PS : Carmen était remarquable.

2 Commentaires

  1. Zélie
    10 Avr 2017

    Bonjour, je viens de finir la bibliothèque lu avec le partenariat de Livraddict. Je suis bien triste de ne pas avoir pu te croiser au salon, j’y étais aussi le samedi et le dimanche. Je publie votre chronique aujourd’hui à midi 🙂

    • Pauline Deysson
      10 Avr 2017

      Je retournerai au salon du livre l’an prochain, et peut-être aurons-nous l’occasion de nous croiser avant ! Merci encore pour votre chronique très enthousiaste de Grandir 😀

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