Dune, de Frank Herbert

Que dire de Dune ? C’est une œuvre à la fois littéraire, philosophique, écologique et psychologique. Une écriture élaborée, de belles descriptions, et une infinité de thèmes qui s’entrecroisent et dépendent les uns des autres. J’ai adoré cette complexité, et le fait que tout ne soit pas explicité : Dune n’est qu’un épisode dans une vaste Histoire qui dépasse tous les personnages et toutes les époques. On peut le situer aussi bien dans l’avenir que dans le passé, ou dans un autre présent.

L’univers de Dune est incroyablement riche et complexe : paradoxalement, ses personnages m’ont semblé relativement creux. Il y a Paul, le héros tout puissant, et prophète impuissant devant les tragédies de l’avenir. Il y a Jessica, mère, amante, sage et magicienne. Il y a les Harkonnen, parfaitement ignobles à tout point de vue. Et il y a les Fremens, combattants sauvages et impitoyables. Au final, beaucoup d’archétypes dans un monde assez manichéen.

Alors pourquoi ai-je aimé ? Parce que c’est une histoire qui m’a fait beaucoup réfléchir. Les personnages sont certes simplistes, mais ils portent, questionnent et symbolisent des thématiques infiniment complexes. Le bien et le mal, la politique et la paix, la place de la liberté dans un monde où la prescience existe, et ce qui définit l’humanité quand on spécialise les hommes au point d’en faire des machines. Un questionnement passionnant, et un livre à relire sans fin !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Je n’ai pas lu Le Cycle de Dune : simplement le tome 1, l’histoire de Paul Muad’Dib et de la reconquête d’Arrakis. Peut-être les personnages se complexifient-ils par la suite ? Je lirai avec plaisir vos commentaires 😉

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