La Bibliothèque en dédicace à la librairie Metropolis

La grève des transports en commun coïncide pour mon plus grand bonheur avec la journée de dédicace à la librairie Metropolis à Maisons-Alfort, prévue le samedi 7 décembre. C’est donc résignée mais déterminée que je lève à 6h en ce début de week-end, pour braver à pied le froid automnal et parvenir à 9h30 à la librairie, heure officielle du début de ce salon du livre organisé par Jean-Marc Irlès. Après avoir traversé des lieux cristoliens aussi évocateurs que le Port ou l’Esplanade des Abymes, guidée par mon fidèle Batman, me voilà prête à reverser 2 € par livre vendu pour le Téléthon et à conquérir de nouveaux lecteurs.

Nous sommes une belle brochette de 7 auteurs réunis pour l’occasion. À ma droite, Laurence Tournay anime le coin polar et mots-croisés, Jean-Marc Irlès oscille entre autobiographie, enquête policière et récit apocalyptique, et Stéphane Crolard nous propose une aventure inédite dans les coulisses du GNSS Galileo, concurrent du GPS américain. Côté gauche, Gwen Dalfort apporte de la bonne humeur à travers son roman feel-good et son recueil de nouvelles très variées, tandis que Vicky Ouk mêle à l’horreur de son enfance sous Pol Pot une touche de poésie grâce à ses superbes aquarelles. Pour couronner le tout, Alyson Lascaux se joint à nous, ajoutant un soupçon de romance à notre panel. Comme vous l’aurez deviné, je représente le pôle fantasy, science-fiction et conte philosophique !

Les lecteurs ne tardent pas à arriver. Parmi ceux qui se laisseront tenter par La Bibliothèque, je retiendrai la blogueuse Stéphanie Pereira, dont j’ai hâte de voir la chronique, et l’auteur de science-fiction Maxime Vaudrand, que je suis curieuse de lire. Animée par la libraire Malika, la journée se déroule dans la bonne humeur et file à une vitesse folle. Le cadre de la librairie est très agréable : confortablement installés entre les livres, nous avons le temps de présenter nos créations à chaque visiteur. En tout, six exemplaires de Grandir trouveront preneur et un Vivre s’envolera avec eux. Nous parlons écriture, stratégie de vente et dédicace. Si Stéphane Crolard a besoin de s’ancrer dans des faits réels pour tisser une histoire, j’ai la démarche exactement inverse : partir de la réalité m’ennuie d’avance, mais j’adore y revenir par des moyens détournés !

C’est le cœur léger que je rentre chez moi à 18h30, enthousiasmée par l’apparition quasi-féerique d’un bus dans la nuit noire. J’ai achevé la deuxième série de corrections d’Aimer et suis très satisfaite de ma relecture. Encore quelques jours le temps de recopier mes ratures et le troisième tome de La Bibliothèque sera remis entre les mains d’impatients bêta-lecteurs. Fidèle à mes habitudes, je ne leur ai rien dévoilé. Comme vous, ils n’ont aucune idée de la nature des prochaines aventures d’Émilie, et c’est à présent d’eux que dépend la publication d’Aimer

Corrections, corrections, avec toutes les vacances que j’ai prises, je m’aperçois que je ne vous ai rien raconté de cette phase d’écriture ! Comme prévu, Aimer s’est avéré bien plus facile à relire que Vivre. Écrit au jour le jour, la forme souffrait de mon éternel manie du rythme ternaire, de mon abus du « mais » et de ma passion des virgules. Le fond a quant à lui révélé un net problème de redondance. L’une des questions centrales du roman me préoccupait tellement que je l’ai abordée une dizaine de fois au fil des 370 pages du livre : pour redynamiser l’histoire, il a fallu fragmenter et repenser le vaste sujet qui m’obsédait (ou plutôt, obsédait Émilie). Je n’ai qu’une hâte : partager le résultat avec mes premiers lecteurs !

Et vous, quels livres offrez-vous ou espérez-vous avoir pour Noël ? Travaillez-vous sur des projets littéraires en cette fin d’année ? J’ai adoré cette première séance de dédicace en librairie, plus intime qu’un salon et très conviviale : j’espère vivement renouveler l’expérience !

Prête pour la journée de dédicace à la librairie Metropolis !

Une belle brochette d’auteurs ! De gauche à droite : Laurence Tournay, Jean-Marc Irlès, Stéphane Crolard, moi, Gwen Dalfort et Vicky Ouk.

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