Autoédition : une question de temps plutôt que d’argent

Connaissez-vous le financement participatif ? C’est un montage bancaire qui permet à n’importe qui de financer les projets artistiques ou innovants qui l’intéressent. Appliqué à l’écriture, plusieurs contributions sont possibles : vous pouvez aider l’auteur à payer la réalisation de sa couverture, la correction de son manuscrit, la construction de son site internet ou l’impression d’exemplaires papier destinés à la distribution en librairie.

Bien que je trouve cette méthode de financement riche de nombreuses possibilités, je la crois mal adaptée à un auteur inconnu qui se lance dans le vaste monde littéraire. Pourquoi ? Parce que réunir les fonds suffisants pour lancer un projet d’envergure suppose d’être déjà connu… Et parce que selon moi, un écrivain auto-édité a davantage besoin de temps que d’argent. Temps pour faire sa promotion sur Internet, temps pour aller à la rencontre des lecteurs dans les cercles littéraires et les salons, et surtout temps pour écrire.

Exemple pratique : sans compter les années de maturation de l’histoire, il m’a fallu 2 ans pour écrire Grandir, à raison d’une page par jour, et d’environ 45 minutes par page. Sautons les 3 ans nécessaires à la correction, avec les lectures, réécritures et périodes d’arrêt que cela suppose, pour arriver en mai 2016 (entre temps, j’ai fini le premier jet de Vivre, auquel j’ai consacré un minimum d’une journée par semaine pendant deux ans, soit près de quatre mois mis bout à bout). 3 mois sont nécessaires pour élaborer le site de La Bibliothèque et mettre en forme le texte de Grandir. Aujourd’hui, je consacre 2 à 3 heures par semaine à l’écriture des articles et à la communication sur Facebook. En parallèle, je mets au propre Vivre, que j’ai écrit sur papier : 5 à 7 heures de travail minimum chaque week-end. Enfin, je vais à la rencontre des lecteurs une fois par semaine : compter 3 heures avec le trajet.

Autant vous dire que la quasi-totalité de mes week-ends est consacrée à l’écriture. Mais il faut encore faire le ménage, les courses et la cuisine, profiter de mes amis et de ma famille, et consacrer du temps à mes autres plaisirs : lire, apprendre l’Allemand, aller à la piscine, regarder des films… Sans l’aide constante de mon merveilleux compagnon, je puis donc dire sans abus de langage que je n’aurais pas le temps de faire tout cela. Pour écrire davantage, il me faudrait soit des congés supplémentaires, soit une somme d’argent telle que je pourrais cesser de travailler : deux choses qu’on ne peut pas demander au financement participatif. C’est pour cette raison que vous devrez attendre au minimum jusqu’en août 2018 avant de pouvoir lire Vivre !

Le financement participatif vous intéresse ?
– Pour en savoir plus, rendez-vous dans le Labo de l’édition
– Découvrez ici une initiative intéressante d’édition participative

Et vous, comment organisez-vous votre temps ? Avez-vous besoin de plusieurs mois pour relire et corriger vos textes ? Avez-vous tenté l’expérience du financement participatif ? Je lirai avec plaisir vos commentaires 😉

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