Dune, de Frank Herbert

Que dire de Dune ? C’est une œuvre à la fois littéraire, philosophique, écologique et psychologique. Une écriture élaborée, de belles descriptions, et une infinité de thèmes qui s’entrecroisent et dépendent les uns des autres. J’ai adoré cette complexité, et le fait que tout ne soit pas explicité : Dune n’est qu’un épisode dans une vaste Histoire qui dépasse tous les personnages et toutes les époques. On peut le situer aussi bien dans l’avenir que dans le passé, ou dans un autre présent. L’univers de Dune est incroyablement riche et complexe : paradoxalement, ses personnages m’ont semblé relativement creux. Il y a Paul, le héros tout puissant, et prophète impuissant devant les tragédies de l’avenir. Il y a...

Lire la suite

La Mort vivante, de Stefan Wul

Avec un titre aussi intrigant que contradictoire, cette nouvelle est, des trois que j’ai lues de Stefan Wul, celle que j’ai préférée. Ce n’est pas seulement un énième scénario post-apocalyptique, doublé d’une expérimentation à la Frankenstein : c’est avant tout une passionnante réflexion sur la nature de la vie. J’ai longtemps réfléchi après l’avoir achevée, et je ne parviens toujours pas à déterminer si la fin est heureuse ou non. La Mort vivante raconte l’histoire d’un sympathique biologiste, qui habite sur une Vénus accueillante bien que très puritaine. Mais la religion n’aime pas le savoir, et notre scientifique se retrouve contraint d’aller sur une Terre toxique, presque intégralement sous les...

Lire la suite

Une descente dans le Maelström, d’Edgar Poe

Parmi les nombreuses nouvelles d’Edgar Poe, Une descente dans le Maelström est de celles qui m’ont le plus marquée. Le narrateur écoute un homme raconter comment il a survécu à un maelström géant qui a tué ses deux frères. Avant de lire cette nouvelle, je n’avais du maelström que l’image des films hollywoodiens : un tourbillon sans fond qui entraîne tout sur son passage. Ce qui a fait la différence est la plume d’Edgar Allan Poe. Il décrit les effets du maelström autant que son aspect, du point de vue d’un homme qui y tombe, et se fait balloter comme un fétu de paille par les vagues géantes. En le lisant, j’avais l’impression d’y être. J’étais aussi saisie que le narrateur par la beauté de ce titan...

Lire la suite