Sapiens, de Yuval Noah Harari

Quand je lis une œuvre philosophique, j’ai pour habitude de souligner les passages que j’estime particulièrement intéressants. Avec Sapiens je n’ai rien souligné… Parce que tout le livre est absolument génial. Chaque ligne de l’œuvre de Yuval Noah Harari est un délice. Le texte est limpide, drôle, illustré d’exemples très parlants. Sa brève histoire de l’humanité est divisée en quatre parties, qui correspondent aux grandes phases de l’évolution humaine : la révolution cognitive, la révolution agricole, l’unification de l’humanité et la révolution scientifique. Comment, des chasseurs-cueilleurs originels, isolés en petits groupes d’une centaine d’individus, en sommes-nous arrivés à 7 milliards...

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Les Misérables, de Victor Hugo

Ce roman est le seul qui m’ait fait pleurer. J’ai mis trois jours à me remettre de la fin, et j’en ai rêvé deux nuits. Aucun autre livre ne m’a autant marquée. Est-il besoin de le résumer ? Peut-on raconter des personnages comme Jean Valjean, Cosette, Fantine et Javert ? Cosette est presque entrée dans le dictionnaire, tant elle représente à la perfection l’enfant martyr. Mais ces personnages ne sont pas des stéréotypes, et c’est pour cette raison qu’ils ont marqué autant de générations de lecteurs. Cosette adulte devient coquette, Javert est un homme profondément droit ; seuls Fantine et Jean Valjean ont le cœur véritablement bon. Ils souffrent pourtant, plus qu’aucun autre personnage des Misérables, et c’est...

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La Violence et le Sacré, de René Girard

Cet essai étudie les liens qui unissent toutes les formes de violence à toutes les formes de sacré, dans toutes les sociétés humaines. Pourquoi, depuis les origines, nomade, sédentaire, antique ou moderne, Homo Sapiens pratique-t-il la violence envers ses semblables ? Que ce soit sous forme de sacrifice, de folie collective ou de violence individuelle, la violence hante chaque type de société. Elle naît de l’inévitable « mimétisme du désir », car toute communauté pousse ses membres à entretenir des désirs semblables. Si l’objet de ces désirs est unique, qu’il s’agisse d’amour ou d’honneurs sociaux, il en découle une rivalité : c’est cette rivalité qui est à l’origine de la violence. Ce livre demande une certaine...

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