Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll

Après la publication de Vivre, le temps de la gloire et du doute s’achève ! Je reprends en ce début d’octobre 2018 mes chroniques hebdomadaires, en commençant par les deux chefs d’œuvre de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir, que je viens d’achever. Respectivement écrits en 1865 et en 1871, très souvent mélangés dans les adaptations cinématographiques, les deux romans du professeur de mathématiques et diacre, connu à l’époque victorienne sous le nom de Charles Lutwidge Dodgson, m’ont longtemps paru abscons. Cette deuxième lecture me les a fait redécouvrir, grâce aux notes on ne peut plus exhaustives et amusantes de Martin Gardner. Nonobstant la langue anglaise, qui reste relativement...

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La fille du roi de la vase, de Hans Christian Andersen

Publié en 1858, je suis tombée sur ce conte par hasard en poursuivant ma lecture des contes d’Andersen en version intégrale (merci ô mécène). Presque aussi long que La Reine des Neiges, mais bien moins célèbre, La fille du roi de la vase relate les aventures d’Helga, issue de l’union improbable du roi de la vase, tronc d’aulne aux branches marécageuses, et de la princesse d’Égypte, jeune femme d’une incomparable beauté. Tragique, poétique, mystérieux, haletant, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier ce conte qui ne ressemble à aucun autre. Belle jeune fille assoiffée de sang le jour, triste crapaud hideux la nuit, tel est en effet l’héritage de la petite Helga, sauvée par des cigognes et adoptée par des Vikings. En...

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La Belle au bois dormant, de Charles Perrault

Parue en 1696, nous connaissons tous l’histoire de la princesse endormie que le baiser d’un prince éveilla au bout de cent ans. Mais beaucoup ignorent que Perrault, à l’inverse de Grimm, poursuit l’histoire plus avant. Des amours du prince et de la belle naissent deux enfants, Aurore et Jour, qui manquent de peu de se faire dévorer par leur grand-mère paternelle au sang d’ogresse ; la mère du prince aurait même mangé sa bru si l’entrée impromptue de son fils ne l’avait poussée à un heureux suicide. La morale que propose Perrault est étrange : il loue la patience féminine tout en reconnaissant qu’une trop longue attente avant le mariage est pénible aux amoureux. Poétique, drôle, mystérieux, que penser de La Belle au...

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