Don Quichotte, de Miguel de Cervantes

Drôle, absurde, philosophique, romanesque, satirique, les adjectifs pour qualifier le chef d’œuvre de Cervantes ne manquent pas. L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche raconte les aventures d’un aristocrate espagnol décati, qui a tellement lu de romans médiévaux qu’il finit par prendre la fiction pour la réalité. Le voilà parti de chez lui, monté sur son vieux cheval Rossinante, pour parcourir le vaste monde. Son objectif : sauver les demoiselles en détresse des vilains enchanteurs et aider les nobles cœurs qui croiseront sa route. En chemin, il rencontre un paysan, Sancho Panza, qu’il prend pour écuyer ; de temps à autre, il se remémore avec tendresse Dulcinée, la douce amante (imaginaire) qu’il laisse derrière lui....

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Le monde selon Garp, de John Irving

Ce roman de John Irving est une longue chaîne de hasards, tour à tour drôles, incongrus, tendres ou violents, qui forment la vie de T. S. Garp. De sa naissance à sa mort, nous suivons ce garçon, qui s’essaye à la lutte par curiosité avant de devenir écrivain par amour. Autour de lui gravitent sa femme, sa mère, ses enfants et quantité de personnages secondaires ; chacun représente à lui seul à un art de vivre. Tous évoluent autour de la même problématique : qu’est-ce que l’amour et comment doit-il se vivre ? Comment peut-on le trouver, le perdre puis avoir la force de le rechercher à nouveau ? Le monde selon Garp n’est peut-être pas un roman réaliste au sens classique du terme. Il accumule trop d’absurdités, trop de violences pour...

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Les mots perdus, de Catulle Mendès

Ce conte de 1888 fait partie de ceux qui se lisent une fois, et se retiennent longtemps. L’intrigue est simple : une fée, courroucée pour une raison que l’histoire ne dit pas, décide de punir le pays qui l’a offensée en rayant de la mémoire de ses habitants les mots « Je vous aime ». Privés de cette phrase toute simple, cette province finit bientôt par dépérir. L’amour existe toujours mais ne peut plus se dire, et toutes les romances périclitent… Jusqu’à ce que la fée se retrouve prise à son propre piège. On retrouve dans Les mots perdus le style élégant du XIXème siècle : des phrases longues, bien construites, efficaces, poétiques et non dénuées de satire dans l’exagération des caractères. Ainsi du rire de la fée « qui...

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