Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

Qui ne connaît pas Scarlett O’Hara ? Autant en emporte le vent pourrait figurer sans honte au rayon des Grands Classiques, mais c’est finalement dans la rubrique Réaliste / Historique que j’ai préféré l’inscrire. Publié en 1936, l’unique roman de Margaret Mitchell est une fresque historique du Sud des États-Unis à l’époque de la guerre de Sécession : avant, pendant, après, il donne à voir l’évolution de toute une société. Vous avez sûrement vu le film exceptionnel qui en a été tiré. Le livre a cela de plus que Scarlett a deux maris et deux enfants avant Rhett et Bonnie, et le lecteur a plus de temps que le spectateur pour se plonger dans le Sud du milieu du XIXème siècle, esclavagiste, en guerre, en reconstruction. La...

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Au Bonheur des Dames, d’Émile Zola

Ce roman raconte l’histoire de Denise, une jeune femme venue de province, qui monte à Paris après la mort de ses parents pour travailler dans la boutique de son oncle. Celle-ci se trouve en face d’un grand magasin de vêtements, Au Bonheur des Dames : au grand dam de son oncle, c’est là que Denise sera irrésistiblement attirée. Après avoir lu ce livre, vous ne verrez jamais plus un grand magasin du même œil. Même si nous ne sommes plus au XIXème siècle, la fièvre consommatrice décrite par Zola est toujours d’actualité. Loin d’être une grande amatrice de vêtements, je suis pourtant entrée dans cet univers de robes, de draps, de gants et d’éventails avec passion. Les descriptions sont si vivantes que l’on s’imagine...

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La Princesse de Clèves, de Madame de Lafayette

La Princesse de Clèves pourrait se résumer en une question : pourquoi ? Pourquoi la Princesse n’épouse-t-elle pas M. de Nemours une fois libre ? Pourquoi fait-elle au Prince de Clèves« un aveu que l’on n’a jamais fait à son mari » ? Cette histoire est celle de l’amour, de la frustration et du bonheur. Une remarque importante avant de commencer, et applicable à tous les romans d’avant le XXème siècle ou presque : pour bien les comprendre, il faut systématiquement remplacer le mot « vertu » par « bonheur ». Dans l’Ancien Régime, la vertu, la bonne conduite morale, revêt une importance cruciale, qui nous paraît dépassée aujourd’hui, alors qu’elle est toujours d’actualité, mais sous un autre nom : le bonheur. Héritage direct de la Grèce antique et du...

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